Avances de trésorerie entre deux sociétés sans lien de capital

Selon l’article L. 511-5 du Code monétaire et financier, « il est interdit à toute personne autre qu’un établissement de crédit d’effectuer des opérations de banque à titre habituel ».

À ce titre, la commission des études juridiques de la CNCC rappelle la doctrine de la CNCC (bulletin CNCC n° 108-1997, p. 540 et n° 121-2001, p. 138) selon laquelle une opération de prêt isolée, à l’extérieur d’un groupe, ne constitue pas une opération habituelle au sens de l’article L. 511-5 du Code monétaire et financier, et ne relève donc pas de l’interdiction sanctionnée pénalement par l’article L. 571-3 du même code.

La commission en conclut donc qu’une avance de trésorerie entre deux sociétés, n’ayant pas de lien de capital entre elles mais dont les associés ont des liens familiaux, est possible au regard des dispositions de la réglementation sur les opérations de banque si le prêt envisagé est une opération ponctuelle, et si la société prêteuse n’effectue pas d’opérations de trésorerie avec la société bénéficiaire de manière habituelle.

En outre, la commission précise qu’il convient de s’interroger sur la qualification que peut avoir cette opération au regard de la réglementation sur les conventions réglementées et au regard de la réglementation sur l’abus de biens sociaux.

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